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simplement
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nouveau site et bienvenue
soumis par m le 4 juill. 2010 à 19h19bienvenue
nous y sommes. deux semaines plus tard, nous y sommes enfin. vous voyez : ce n'est plus tout à fait pareil. et, de fait, redire.net n'est plus tout à fait au même endroit. c'est ce qu'on appelle un nouveau départ ? (cela dit, un peu de vieux contenu nous colle aux fesses, puisque j'ai transféré la plupart des billets de l'ancien blog.) il reste beaucoup de matériel à mettre en ligne — ça m'a pris un certain temps mettre en place cette plate-forme, et tout n'est pas encore au point, par exemple l'infrastructure pour la publication des textes longs viendra dans les prochains jours. d'ici la fin de la semaine je devrais avoir fini de nourrir la bête.
ensuite, on continue. simplement, la cuisine sera derrière. il sera temps de s'amuser.
visite guidée
j'en profite pour vous faire brièvement visiter les lieux.
sections
un site web, vous l'aurez compris, relie et hiérarchise une quantité variable d'informations. je me suis questionné un bout de temps quant à savoir de quelle manière organiser ce que je veux dire et faire ici. il en résulte une série de sections, des séparations plus ou moins arbitraires, qui auraient pu avoir lieu tout à fait autrement : c'est peut-être ce qui arrivera, qui sait. c'est chantier encore.
ATTENTION : DÉMÉNAGEMENT DE REDIRE.NET
soumis par m le 25 juin 2010 à 10h40salut,
faites attention : redire.net déménage dans les prochains jours. on déménage en grand, et de site, et de serveur — on change aussi d’adresse.
alors, s’il vous plaît, mettez à jour vos liens dans une dizaine de jours (le vieux redire.net s’autodétruira officiellement le 7 juillet ; le nouveau redire.net apparaîtra au plus tard à cette date, mais possiblement avant).
l’adresse actuelle du blog : http ://blog.redire.net/
l’adresse du nouveau site (d’ici quelques jours) : http ://www.redire.net/
il faudra aussi mettre à jour vos lecteurs RSS, pour ceux que ça concerne, parce que ce sera tout différent. je vous expliquerai dès que nous serons en ce nouveau lieu (il n’y aura pas de “blog” à proprement parler, mais des flux RSS précis couvriront chaque type de contenu mis en partage, ne vous en faites pas).
je crois que l’on va s’amuser.
à bientôt, donc.
aussi
soumis par m le 12 juin 2010 à 11h22aussi : le contrat d’hébergement de redire.net se termine dans moins de 30 jours ; bientôt en ligne un site tout neuf, propulsé par drupal et où enfin l’on pourra s’entendre. faites attention, cependant, car il est possible que la transition ne soit pas impeccable : peut-être disparaîtrai-je quelques jours, en ce cas revenez un peu plus tard, je ne serai pas bien loin.
le seul maintien de l'habité
soumis par m le 30 Mai 2010 à 10h13« tout jaillit au présent
ce qui advient
ce qui toujours s’en val’oeil tremble
il est le seul maintien
de l’habitémais les choses aussi bien
sont l’étonnement de les voir
et de n’être plus rienla substance réelle
destitue l’humain soufflé de temps
une pierre vaut mieuxalors tout s’efface
il faut choisir les traits
de son visage1 »*
Les os ne bruissent plus (le silence se travaille les mains à vif), mais je monte un mur de pierres — et la lune, oui, quelque part.
- 1. Bernard Noël, La moitié du geste dans La chute des temps, Paris : Gallimard, coll. « NRF/Poésie », p. 144.
la fin, l’ouverture : Godard sur la distribution
soumis par m le 18 Mai 2010 à 10h24ce matin lisant un entretien avec Jean-Luc Godard suite à la sortie de Film socialisme, je souris à quelques occasions. je souris d’autant plus que ces questions ne me lâchent pas depuis une semaine (quand, où, comment arrête le poème ? devant le partage l’inconfort la fin).
cette réponse de Godard sur les tensions entre distribution et création du film m’a frappé :
la noirceur qui vient vite
soumis par m le 11 Mai 2010 à 16h30J’ai marché longtemps, hier. Des kilomètres et des kilomètres je cherchais comment entrer dans la montagne. J’ai fait des cercles et je voulais prendre des photos, porter avec moi quelque chose du temps.
Je n’avais pas d’appareil photo. Puis la nuit est venue.
redire devient atelier web
soumis par m le 7 Mai 2010 à 10h04redire devient atelier web : c’est ce que ça devait être au fond, seulement il fallait accepter. il fallait accepter, c’est-à-dire il fallait voir, comprendre : je n’avais pas réalisé aussi littéralement que c’est un « atelier web » que je cherchais. ça m’a frappé hier soir. alors, voilà, je change le sous-titre du blogue. peu importe sans doute. mais oui, tout de même. ça m’aidera à mieux accepter ce que je veux faire ici : parler, lire, écrire, sans que cela gêne mes « projets papier », qui sont autre chose, au fond. je commence à mieux comprendre : l’avancée dans la vie écrite, l’exigence de la forme.
ça ne veut pas dire que redire.net demeurera ainsi : l’été arrive, et mon échéancier prenant forme peu à peu, la nouvelle version du site devrait être en place d’ici quelques mois. là, enfin, nous pourrons avancer.
*
d’ici là, trouvez impérativement Le château de Cène de Bernard Noël. c’est un des livres les plus terribles et scandaleusement beaux que j’ai jamais lus.
ce n’est pas pour tous, ce n’est pas pour personne : qui peut lire un tel livre ? et le refermant, cette interrogation ne me quitte pas : qui peut écrire un tel livre ?
l’essentiel est ailleurs
soumis par m le 20 avr. 2010 à 9h08Je me répète : à scruter attentivement le calme du paysage, l’on pourrait croire que je tends vers la mort, l’immédiat équilibre du néant et de l’être. Je répète encore : cette maison n’est pas la mienne. Et pourtant j’écris beaucoup, je respire chaque jour le feu qui se glisse dans le vent. Et j’oublie. L’accumulation est vertigineuse. Je manque d’ordre. J’étouffe un peu. J’en parle. Rien à faire. Phrases brèves, tracé sec dans l’air sec d’un geste dont la fin ne vient pas. Je suis là.
J’ai fait une rencontre déterminante cette semaine. Je vous raconterai. Je vais bien. Je vais mal. Je ne sais plus mais les phrases hurlent une joie qu’elles ne connaissaient pas hier.
*
Quelle mémoire pour l’éclair : depuis ce premier billet, j’ai des pages et des pages d’accumulées. Bien d’autres choses aussi ; je ne suis pas certain de ce qu’il faut échapper ici. L’essentiel est ailleurs. Je recule un peu, je travaille sur papier ; un livre. Je sens la fin. Je vous en reparlerai.
Je vous offre un poème pour la route.
*
en route ce n’est rien diredire mouvement direfaire n’est pas exaucer le gestequi brûle en soi re-tomber n’est pas lever le pied avancernon plus que peut-on doncécouter battre dans les motsquelle mémoire pour l’éclair : mise au point (1 de …)
soumis par m le 13 mars 2010 à 13h07ça ne peut plus continuer comme ça.
je fais face à un malaise qui appelle précision. l’expression web complique les choses. elle en permet de nombreuses, cela va sans dire. elle en permet de nombreuses mais impose quelque chose qui tient (pour moi) de la torture afin d’arriver à supporter adéquatement la parole, la présence.
en ce qui me concerne, bien concrètement : le problème Wordpress. j’ai conceptualisé il y a près de deux ans maintenant une plate-forme trop compliquée, au sens où, sur un plan très pragmatique, sa conception me dépassait : je ne connaissais au fond que peu de choses de la gestion d’un domaine web — parce que c’est cela enfin, on le dit souvent sans mesurer le poids : c’est un domaine, un site pour d’autres mais l’expression domaine m’est séduisante ; des relents de fierté seigneuriale laissent un écho un peu comique dans la bouche. ça appartient et ça n’appartient pas ; c’est ouvert comme la plaine et pourtant secret comme le donjon. le domaine est disséminé en ceux qui le fréquentent ; c’est ancré dans l’espace et offre pourtant une virtualité incessante, ouvre sur quelque chose qui ne se termine jamais : ouvert à la poursuite, ouvert à l’oubli, ouvert à la profanation, à l’intrusion.
et j’arrive aujourd’hui à ce constat : je dois me débarrasser de la désarmante linéarité de Wordpress et retourner vers où me guidaient initialement mes intuitions. bientôt.
*
Jacobus X et Sade
soumis par m le 25 janv. 2010 à 19h26je rigole, ces jours-ci, en ouvrant le deuxième chapitre de mon projet sur l’histoire de la réception de Sade. j’ai bouclé le 19e siècle à l’automne, et suis entrain de travailler sur les surprenantes lignes qu’Apollinaire a consacré à l’écrivain maudit. ce faisant, j’ai dû reculer de quelques années pour faire un peu de généalogie, question de retracer dans le détail les sources du poète d’Alcools, et j’ai rouvert l’un des livres poussérieux sur Sade qui me fait le plus sourire : celui du Dr Jacobus X (non mais déjà le pseudonyme…) intitulé Le Marquis de Sade et son oeuvre devant la science médicale et la littérature moderne.
je vous préviens, il faut avoir le coeur solide pour entrer puisque, comme le précise l’« avis de l’éditeur » :
« Une gloire infâme auréole d’ombre le nom du Marquis de Sade. Juste rétribution d’une vie que l’on suppose toute entière vouée à l’apologie du crime, ce triste privilège lui est échu de figurer dans la langue pour résumer, en sa brièveté de monosyllabe la plus noire, la plus horrible des folies sexuelles1. »
mais pour ne pas perdre de temps, Jacobus X nous livre le punch après quelques pages de préface :
- 1. Dr Jacobus X, Le Marquis de Sade et son oeuvre devant la science médicale et la littérature moderne, Paris : Charles Carrington, 1901, p. I.

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