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  • comment ajouter structure et table des matières à vos livres numériques (introduction à Sigil)

    lecture numérique et mémoires du livre

    Je n'ai jamais regretté mon achat d'un Kindle l'automne dernier.

    Tout est franchement loin d'être au point : ça correspond encore d'assez loin à mes pratiques de lecture, mais c'est sur la bonne voie. D'ici quelques années, on devrait y être. Notamment quant à la prise de notes, au soulignement — j'espère que les «lectures» (je veux dire l'action précise, l'événement qu'est une lecture spécifique) pourront s'autonomiser par rapport aux livres selon un format standard. Par exemple, depuis nos livres numériques, il serait bien de pouvoir exporter des fichiers .lecture qui seraient en fait le rassemblement précis de toutes sortes de traces laissées dans les livres : les citations soulignées, bien sûr, les notes prises dans les marges, mais aussi des éléments beaucoup plus pragmatiques et sublimés dans nos pratiques actuelles comme le rythme de lecture (combien de temps passé sur chaque page, etc.). Bref, j'espère voir les livres numériques bientôt à même de pouvoir recueillir beaucoup plus efficacement toutes sortes de traces.

    À mon sens, c'est au moment où le numérique sera à même de porter une mémoire aussi prégnante que le livre papier qu'il sera vraiment en accord avec mes pratiques de lecture.

    Mais nous n'en sommes pas tout à fait là. Avant d'aller plus loin dans ces pirouettes métatechniques, il y a la question des contenus à régler.

  • commissariat web : sélectionner, trier et organiser les contenus (introduction à Scoop.it)

    L'un des enjeux déterminants du web, c'est de savoir gérer la quantité d'informations — entendu au sens large : visuelle, textuelle, etc. Il y a des choses de qualité qui se font et se défont sur internet; il ne faut pas bouder la pratique du web en disant qu'il s'agit d'un dépotoir duquel il est impossible d'extraire les «bons» éléments. Bien sûr, quand il y a trop de contenu disponible, ça devient du bruit, comme quand tout le monde parle en même temps — et la question de la qualité des contenus devient alors difficile à gérer : qui écouter ? Quoi écouter ? Dans cette optique, donc, c'est chose déterminante de trouver des outils qui nous conviennent pour choisir, trier, et organiser les contenus.

    Une parenthèse. C'est parce que trier et organiser l'information est une question importante que Google a gagné aussi rapidement une position dominante dans l'écosystème du web : Google est désormais la façon la plus répandue de «choisir» parmi du contenu (travailler avec l'engin de recherche de Google, c'est déjà faire une première sélection). Mais Google, bien sûr, est allé plus loin : une fois maîtrisée une façon solide de répertorier les contenus, l'enjeu s'est pour eux déplacé vers la numérisation de contenus qui ne l'étaient pas auparavant (pensons à Google Earth ou à Google Books, deux tentatives monstrueuses pour numériser la planète entière et la bibliothèque mondiale), nouveaux contenus, donc, qu'on peut maintenant trier et choisir avec les outils mis à notre disposition.

  • zotero !

    après avoir passé le mois dernier à errer, de bibliothèque en bibliothèque, afin de rassembler à peu près toutes les publications, éditions, préfaces, textes sur et autour de Sade pendant la première moitié du XXe siècle français, je me suis posé deux ou trois questions quant à la gestion de toute cette masse de documents.

    ce qui m’a amené à faire une découverte fantastique à propos de laquelle mon enthousiasme déborde jusqu’ici  : zotero ! ça sera sans doute bientôt un outil indispensable pour quiconque travaille avec des livres, du texte, et doit gérer les sources de l’information qu’il rassemble et repartage à sa façon.